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Officier des Hussards de Rattzky 1720 en Kit |
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Prix à l'unité (pièce):
€54.00
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OFFICIER DES HUSSARDS DE RATTZKY 1720
REF : ACAK001 L'origine du mot " hussard " ou "houzard" est controversée. Il viendrait du hongrois " HOUZ " qui signifie " VINGT ". Certains auteurs disent qu'au XVII ème siècle, chaque village de la Hongrie était dans l'obligation de fournir un homme équipé et avec monture pour vingt foyers. D'autres auteurs disent que ces cavaliers furent appelés " housard " parce que leur solde journalière était de vingt sols. La première version paraît la plus vraisemblable. Les dernières luttes avec les Turcs avaient montré l'intérêt d'une cavalerie légère agissant sur les lignes arrière de l'ennemi. Interceptant les courriers, détruisant ses convois, semant l'insécurité parmi eux. Les hussards, les troupes légères avec leurs compagnies montées, assuraient ce " service ".Le marquis de Louvois (François Michel Le Tellier, seigneur Chaville 1639 - 1691) avait peu d'estime pour ces Hongrois, ne pouvant tolérer de " pareilles gens " (Il fut quand l'instigateur des dragonnades des huguenots entre autres !). Pour la plupart déserteurs engagés volontairement ou non. Courageux mais indisciplinés, pillards semant l'effroi dans les villages ennemis durant les guerres et … dans les villages amis en temps de paix. De surcroît ayant la fâcheuse tendance à couper les têtes des ennemis ! Il les licencia en 1656. En 1691, les déserteurs hongrois demandèrent à prendre du service dans la cavalerie étrangère du Roi de France. Demande refusée, les trouvant pittoresques dans leur costume et leur équipage. Quelques-uns furent engagés par des officiers de haut rang comme domestiques ou palefreniers. Un groupe de ces " domestiques " s'offrit au Maréchal de Luxembourg (duc de François Henri de Montmorency- Bouteville 1628-1695) d'aller inquiéter les arrières de l'ennemi et piller leurs convois. Le Roi Louis XIV apprit le succès de leurs entreprises. Il ordonna de former des compagnies de ces hussards. On confia cette tâche au baron de KRONEBERG ou CRONEBERG, un officier hongrois au service de la France. Ainsi fut créé à STRASBOURG le régiment de HUSSARDS ROYAUX sous la forme de deux escadrons de trois compagnies, chacune forte de cinquante hussards, dont Kroneberg fut le premier Mestre de Camp. Le baron de Kroneberg par ses indélicatesses et malversations fut relevé de son commandement et invité à quitter la France. André de MORTANY, un gentilhomme d'origine bavaroise, lui succéda jusqu'au 18 décembre 1697 où le régiment des hussards royaux fut incorporé dans le régiment de Cavalerie Royal- Allemand. En 1702, le marquis de SAINT- GENIES prend le commandement d'un escadron de 140 hussards, présent de l'électeur de Bavière à LOUIS XIV. En décembre 1707, il devient la propriété de Georges BOR, Baron de RATTZKY. Différentes orthographes sont cités RASCHI, RATTZKY. Il était en fait un aventurier tchèque du nom de RATKY ou HRADKI. Il faut préciser que son château natal de SALAMANZA en Hongrie n'avait jamais existé ! A sa mort en janvier 1743, le régiment prend le nom de ASPREMONT- LYNDEN. En octobre 1756 ses escadrons sont réformés et versés dans les régiments de BERCHENY, TURPIN et POLLERETZI. Jusqu'en 1792, les véritables régiments de hussards n'étaient composés que de cavaliers étrangers hongrois, polonais et allemands. Sauf quelques compagnies levées à Paris vers 1744, qui furent uniquement françaises. Les capitaines recrutaient dans leur pays d'origine, les hommes et les chevaux. Le roi leur payait 300 livres par cavalier monté et armé. A noter la monte typiquement " orientale " particulière aux hussards. Ils sont assis très en arrière. Les fesses reposant contre le troussequin en forme de " dossier de chaise ". Les genoux ployés à l'excès. La cuisse descendue, la jambe et le pied rejetés en arrière. L'étrier chaussé à fond. En allure vive ou au combat, le hussard est toujours dressé sur ses étriers, le plaçant nettement au-dessus de la tête du cheval. Cette position permettant de compenser la petitesse de leurs chevaux et d'assener des coups de sabre du haut vers bas et une grande capacité de rotation du tronc. Lui donnant ainsi une supériorité sur les autres cavaliers avec leur monte classique quasiment " soudé " à la selle l'étrier chaussé très long. Les chevaux, originaires de Pologne ou de Hongrie, étaient de petite taille. Autrefois, les hussards portaient sous l'arçon de la selle, une longue épée droite, appelée PALASCHE, qu'ils tiraient pour charger, ainsi qu'une hache pour couper les têtes ennemies. UNIFORME : Le Colback : dans sa forme la plus primitive, c'est un bonnet en toile souple, rouge plus ou moins haut ; à la base une bordure de fourrure de loup, d'ours pour la troupe, de renard ou martre pour les officiers, de hauteur variable. Les plumes d'aigrettes ou de coqs variaient en fonction du nombre de têtes ennemies coupées. Veste : c'est le DOLIMAN turc de drap bleu céleste foncé. Ce nom sera francisé durant la guerre de sept ans sous l'appellation " DOLMAN ". Les tresses : il est difficile de savoir s'il s'agit de galons de fil argent pour l'officier ou blanc pour la troupe ou de tresses plates doublées pour faire ainsi boutonnières. Il est intéressant de signaler qu'en 1748 les deux systèmes ont été utilisés chez les hussards de LYNDEN dans le premier cas, les hussards de BERCHENY portent qu'en à eux le deuxième cas. Les manches se terminent en pointes formant ainsi un parement rouge, boutonné d'un bouton argent. Pour notre figurine, nous l'avons détroussé sur la main suivant l'inspiration turc. Les parements en pointes seront officialisés en 1752. Les boutons du dolman sont argent ainsi que les passepoils. Chemise : de drap blanc Ceinture - écharpe : elle est composée d' échevaux de laine de couleur jaune long de 2,50 à 3 m. Ils sont maintenus par neuf " boutons " de laine blanc. Il faut savoir qu'au XVIII ème siècle le mot bouton signifiait aussi bien l'objet que nous connaissons et aussi un cylindre de laine ou de cuir ce qui est le cas présent. Culotte : contrairement aux autres modèles qui s'arrêtent aux genoux, celle-ci descend jusqu'aux chevilles. Que l'on appellera plus tard " culotte à la hongroise " afin de la distinguer. La culotte est rouge. Bottes : appelées " FICHEMAS " elles sont de cuir très souple, noir pour la troupe, jaune pour les officiers. Les éperons d'acier sont fixés à demeure sur le contrefort au ras du talon. Pelisse : dans sa plus simple expression, c'est pour la troupe parfois une peau de loup ou un petit manteau court à manches, doublé et bordé de fourrure. Pour les officiers en peau de tigre ou de léopard. Sabretache : le dolman n'ayant pas de poches, les hussards ont un sac plat de cuir fauve sur lequel vient se rabattre une patelette de drap bleu céleste, ornée d'une fleur de lys en drap blanc pour la troupe et en métal argent pour l'officier, suspendue à la courroie de sabretache. Ce mot dérive de l'allemand " saebeltasche " qui signifie " poche de sabre ". Il est plus que probable que ce modèle devait servir de giberne ou plutôt selon le langage du 18ème siècle de " cartouche ". ARMEMENT : Sabre : il est d'origine orientale d'où sa flèche accentuée, alors qu'à l'époque les fortes épées de la cavalerie française sont droites. La monture est en fer, la branche de garde est tordue à angle droit et ne rejoint pas la calotte. Le fourreau de sabre : est en bois recouvert de cuir noir ou rouge. Toutes les garnitures sont en tôle. Pistolets d'arçon : les fontes de pistolets de cuir noir. L'ouverture protégée par une peau de mouton pour la troupe. De léopard de panthère ou de tigre pour les officiers. Marteau d'armes : ou la masse d'armes à bec de corbin (corbeau) moyenâgeux faisait office de bâton de commandement. Ils étaient en acier. La selle : D'inspiration orientale avec pommeau et troussequin élevés, est entièrement recouverte par la " schabraque " de drap bleu céleste protégeant la croupe et les flancs du cheval contre les intempéries. Aux angles en pointes des fleurs de lys de drap blanc pour la troupe et argent pour les officiers. Les étrivières sont très courtes obligeant le cavalier à ployer les genoux. Harnachement : tous les cuirs sont noircis, la bouclerie en fer. La bride, très simple, est en fait un bridon d'abreuvoir avec croisette sur le chanfrein et muserolle. Il n'était pas nécessaire de débrider pour permettre au cheval de boire ou manger. |
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