HISTORIQUE
« En guerre comme en paix, la chose militaire absorbait couramment la
moitié des dépense de l’état, et souvent la guerre constitue l’une des
caractéristiques quoiqu’un peu oubliée, de l’Ancien Régime. »
La cavalerie de l’Ancien Régime est bien plus qu’une poursuite de la
tradition ou le maintien des privilèges de castes. Sinon, comment
expliquer l’existence dans les Armées de la République et de l’Empire
de l’héritage d’une cavalerie non pas en mutation, mais en total
épanouissement.
Au 17ème et 18ème siècle les guerres ont accéléré les innovations de
toutes sortes : les Dragons et les Hussards sous LOUIS XIV, les
Chasseurs à Cheval sous LOUIS XV .
En 1636 les effectifs s’élèvent à 21000 chevaux pour 172000 hommes à
pied. Sous LOUIS XV 60360 chevaux. Répartis comme suit : Maison du Roy
3420, Cavalerie Légère : 47100, Dragons : 9840.
La cavalerie n’est pas une, mais multiple. Jusqu’en 1733, la cavalerie
est divisée en : Régiments du Roy, ceux des Princes et ceux des
gentilshommes. Dès le moment de la constitution en régiments, seul le
Roi détient le pouvoir de les créer ou de les réformer. Cette situation
fait apparaître trois niveaux dans l’organisation générale : la Maison
du Roy, la gendarmerie, les régiments de Cavalerie Légère.
Jusqu’à l’année 1779 la dénomination Cavalerie Légère s’applique à
toutes les troupes à cheval. Ensuite, le terme cavalerie désigne la
Grosse Cavalerie ou Cavalerie de Ligne.
Le nom du régiment est celui de sont Mestre de Camp qui en est le
propriétaire. Les régiments appartenant au Roi sont appelés « Royal ».
Chaque régiment est divisé en Compagnies portant le nom de leur
Capitaine.
En 1638, ICHELIEU lève 50 régiments de Cuirassiers français ou
étrangers. Sous LOUIS XV ils seront régularisés, ils prendront le nom
de Cuirassiers du Roy en 1766. malgré toutes les réorganisations
régimentaires, trois couleurs se perpétuent : le bleu pour les
régiments du roi, le rouge pour les régiments des princes, le gris
blanc pour les régiments des gentilshommes.
La création des écoles de cavalerie va être à l’origine d’un nouveau
courant équestre, dissociant l’équitation civil et l’équitation
militaire.
Le XVIIème siècle met l’accent sur l’uniformisation du calibre des
armes, le raccourcissement des armes, leur robustesse. Cette
réglementation est à l’origine des trois manufactures royale d’armes
CHARLEVILLE, SAINT ETIENNE, MAUBEUGE.
L’hygiène est aussi une découverte du XVIIIème siècle s’appliquant
aussi bien aux hommes comme aux chevaux. Au moment ou l’Ancien Régime
est aboli, la cavalerie est devenue une arme d’élite.
UNIFORME :
Chapeau : noir, galon suivant la couleur des boutons, nœud noir, boutons argent ou or suivant le régiment.
Bonnet : en poils d’ours marron noir.
Cheveux : naturel.
Cravate : noir.
Cuirasse : de fer noirci, cuir roux, fixation argent.
Veste : de buffle ocre, galon de la couleur distinctive du régiment, boutons suivant les boutons régimentaires.
Culotte : de buffle chamois.
Genouillère : blanche.
Buffleterie : cuir naturel ocre.
Botte : noire.
Fusil : crosse de bois rougeâtre, garniture de fer.
Sabre : garde laiton, dragonne de la couleur distinctive.
Fourreau de sabre : de cuir noir, garniture acier.
CHEVAL :
Robe : bai.
Tapis de selle et tablier de fonte : pour la troupe : bleu foncé
galonné de la couleur du régiment. Les régiments princiers avaient le
tapis de selle et tablier de couleur rouge.
Porte manteau : bleu foncé.
Harnachement : de cuir noir, garniture laiton ou acier suivant les boutons régimentaires.
Sellerie : de cuir noir.
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